Die For Me.

Titre de cette fan-fiction: Time is running Out. / Le temps est compté /
Genre: Angst, Death fic, Horreur, WAFFy.
Personnages: Bill K., Gustav Shäfer, Tom Kaulitz, Georg Listing, Malinaï Gyrson, Fred Vémey , May Küsh.
Quelques-unes de mes autres fan-fictions: ~ ~ ~ ~





" C'était si facile. Elle posa son pied sur la balustrade, puis l'autre, d'un geste sec. Se leva doucement, ne prenant même pas la peine de regarder en bas pour voir ce qui l'attendait.
Plus rien ne comptait, à présent.
Une unique larme roula sur sa joue, que le vent balaya avant même qu'elle n'ait eu le temps de l'essuyer. Elle n'était pas triste, non. Elle savait exactement ce qu'il fallait faire. Elle allait Le sauver. Il le fallait, à tout prix.
Elle prit une inspiration, se donnant courage. Sa dernière pensée serait pour Lui. Son pied glissa lentement, l'autre le suivit peu à peu. Elle ferma les yeux, sourit au monde.

Prit son Envol. . . "




Pour être au courant des suites, tu laisses un commentaire à chaque chapitre
pour dire que tu veux être prévenu(e).

# Posté le mercredi 25 juin 2008 10:11

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 08:55

- Chapitre 01 - The Irrational No Longer Exists.

- Chapitre 01 - The Irrational No Longer Exists.
« Le brouillard était si dense qu'elle ne distinguait rien alentour. Pourtant, elle courait. Essayant de Lui échapper, sachant pourtant qu'Il finirait bien par la rattraper. Elle sentait Son souffle se rapprocher, mais ne l'entendait pas courir. Comme s'Il... Volait? Elle voulut courir plus vite mais elle trébucha contre une branche et s'étala au milieu du chemin poussiéreux. Elle cria, se releva sans faire attention aux égratignures de ses mains. Il fallait qu'elle atteigne le château. Avant qu'Il. . .

Elle sentait presque Son souffle sur sa nuque, à présent. »


La brume se dissipa soudain, et je repoussai mes couvertures en hurlant d'une terreur pure, encore essouflée par cette course cauchemardesque. Cramponnée à mon rêve morbide, je dus faire un gigantesque effort pour distinguer les contours encores flous, et pourtant familiers, de la petite chambre de mon appartement. Je clignai des yeux, sentit quelques larmes rouler sur mes joues rougies par ma frayeur idiote... Idiote? Pas tant que ça finalement.
Je ne pensai qu'à Lui. A Son souffle heurté dansant sur ma nuque avec une légèreté incrédible.
Et à ce triste pressentiment qui me fait hurler chaque matin, depuis que ce cauchemar me poursuit.
Ce sentiment de ne plus rien contrôler. Ce sentiment de danger imminent, qui me donne envie de fuir sans même savoir où.

_ J'ai l'impression de devenir folle._

Je fixai mon réveil-matin, presque agacée à présent. 08H04. Parfait. Je m'étirai et me levai prudemment, me demandant si mes pauvres jambes tremblotantes seraient capables de me soutenir. Apparemment oui. Soulagée de sentir le contact de ma vieille moquette grise sous mes pieds, je gagnai avec assurance la petite pièce miteuse qui me faisait office de salle de bains depuis que j'avais emménagé ici, il y a trois mois.
Décision que je regrettais presque maintenant, prise de terreur chaque matin, hurlant comme s'Il me poursuivait véritablement. La solitude me pesait ces temps-ci, mais pas question de l'avouer à ma mère. Elle se ferait aussitôt un malin plaisir de me rappeler à son bon souvenir.
" J'ai toujours raison, mon coeur! Je t'avais bien dit que tu regretterais de nous quitter, ton père et moi! "
Je l'entendais déja. Et pas question de parler de ces cauchemars de toute façon.

_ Aucune envie qu'on me prenne pour une hystérique._


Je soupirai, entrai sous la douche. L'eau tiède détendit aussitôt mes muscles et acheva de dissiper mon cauchemar. Je me lavai rapidement, frottai vigoureusement mes cheveux brun-roux trempés de sueur, puis sortai.
Je m'habillai légèrement ( Débardeur noir et short en jean, l'idéal pour l'été caniculaire qui s'annonçait ), nouai mes longs cheveux en une simple queue de cheval, et tachai de me recomposer un visage acceptable avec un peu de maquillage offert par mes parents au Noël dernier, me trouvant le teint verdâtre. Ce genre de couleur que personne n'aime avoir le matin mais qui persistait chez moi, jusqu'à en devenir une détestable habitude. Mais, même sous une couche de fond de teint, l'essentiel resta là: Mon reflet me renvoya l'image d'une jeune fille mal coiffée au teint bizarre et aux yeux noisettes étrangement emplis d'une inquiétude tenace.


Je finissai tout juste de manger mes céréales lorsque mon portable se mit à vibrer. Je grommelai, l'attrapai de ma main libre ( l'autre essayait désespéremment de fermer la porte récalcitrante de mon lave vaisselle. )

_ Allô?
_ Salut, c'est Fred.


Aussitôt, le visage souriant et presque androgyne de mon petit ami aux cheveux blonds et aux yeux bleus envahit mes pensées, occultant toutes les autres. ( En l'occurence, mes cauchemars. )

_ Ah! Salut. Ca va? Comment ça se fait que tu sois déja levé? Tu es malade?, plaisantai-je tout en fulminant intérieurement contre la porte de ce - fichu- lave-vaisselle.
_ Très drôle.


Je sûs à son ton qu'il ne devait pas être de très bonne humeur et ravalai aussitôt mes blagues. Je poussai un léger soupir de soulagement lorsque la porte du lave-vaisselle daigna enfin se fermer avec un couinement désagréablerment haut perché, le mit en marche et reportai mon attention sur la conversation.

_ Bon. Qu'est ce que tu veux, Fred?
_ Ca te dit d'aller à une fête, ce soir?
_ Hum...


Je détestais les fêtes auxquelles Fred me trainait avant, et lui avait appris à me demander la permission avant de me faire la " surprise ". Il avait fini par comprendre la leçon mais n'était apparemment pas enchanté de se résigner à devoir m'appeler au lieu de venir chez moi cinq minutes avant pour m'y emmener de force.

_ Je ne sais pas... Malinaï viendra?
_ Non. Tu sais bien qu'elle est partie avec son copain Je-ne-sais-où.
_ Ah oui...


Le sourire et la joie exubérante de ma meilleure amie aux cheveux roux me manquait terriblement, et l'idée d'aller à une fête - Fait qui ne me plaisait déja pas - sans elle qui plus est, me répugnait. Je dus faire un effort pour retrouver le fil de mes pensées.

_ Je... Je ne crois pas que je vais venir, Fred. Désolée.

Je ne tenais pas particulièrement à ce que mon petit ami se mette en colère, lui dont l'humeur n'était déja pas légère, mais je n'avais vraiment pas envie de passer ma nuit à le regarder boire des bières.

_ Allez, s'il te plaît May, fais un effort.
_ Désolée, mais je suis fatiguée en ce moment. Et je dois me trouver un boulot...
_ 'M'étonnerait que tu trouves un boulot à 9H00 du soir, bougonna mon chaleureux Fred.
_ Oui, bon. Mais je n'ai vraiment pas envie... Excuse-moi, Fredo.
_ Ouais, ouais. Tant pis.


Un bip sonore m'annonca placidement que le Fredo en question venait de me raccrocher au nez.


[ Plus tard, à Berlin, 11H00 du Soir. ]


Il n'en pouvait plus, déja. Croyant pouvoir lutter contre ces pitoyables instincts, il était sorti ce soir-là encore. Au milieu de la foule. Au milieu de sa drogue. Le sang.
A présent, seul dans cette ruelle où il s'était convaincu d'aller malgré la ravissante et mortelle odeur , sa longue agonie avait commencé. Encore cette cruelle envie qui le démangeait, qui rongeait son coeur et qui le faisait frissonner de dégout et de honte.
Un hurlement retentit dans la pénombre. Il porta la main à son cou et serra. Ne prêta aucune attention à la douleur, sa douleur. Il voulait tant que tout ça s'arrête. Il voulait tant retourner en arrière.
Ses genoux se collèrent au sol froid et humide d'un Berlin enneigé, lui arrachant un gémissement.
Un autre hurlement. Il ne se rendit même pas compte que c'était lui qui les poussait.
Il devait résister. Ce soir encore. Il le devait.

Mais déja, sa transformation commençait.
Il sentit ses incisives pousser, croissance morbide qui le pétrifia de terreur, comme chacune des nuits. Il colla sa main à sa bouche pour s'empêcher un nouveau hurlement, de peur et de douleur mélées. Il haletait, luttait de toutes ses forces contre Cette Triste Chose. Mais il était déja bien trop tard. Ses pas le portaient vers le bout de la ruelle, son pouls s'accélérait, ses machoires se contractaient. Possédé.
Il voulut faire demi-tour, mais son corps ne pouvait plus l'écouter, désormais.
Il huma l'air sans même s'en rendre compte. Il cherchait. Une odeur. Incomparable. Désirable au delà du possible. Drogue insensée qui repoussait toutes les limites qu'il s'était donné.

Du sang. Il lui fallait du sang.

Son ouïe désormais terriblement affinée entendit un marmonnement dans l'ombre d'un autre ruelle, qui était, celle-ci, légèrement plus petite que la précédente, plus sombre encore.
Ce qui lui convenait parfaitement.
Il s'avanca, de plus en plus rapidement, se déplaçant dans un silence total qui lui faisait presque croire que ses pieds ne heurtaient jamais le sol.

Une silhouette. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement, il ne put empêcher un sourire morne et triomphant de s'emparer de ses lèvres fines.

Il avait trouvé une proie.

Avant même que la triste victime n'ait eu le temps de s'apercevoir qu'il était là, il se précipitait déja sur elle. Ses doigts indéniablement froids se ressérèrent sur le bras de son futur repas. Ses ongles s'enfoncèrent dans la chair avec une force qui déchira les vêtements, dénatura ses actes.
Son repas poussa un cri d'horreur et se retourna d'un geste vif, qui parut pourtant bien lent aux yeux vampiriquement bordeau du Buveur de Sang. Un cri d'effroi se perdit dans la ruelle.
Il dénuda la gorge, huma l'arôme éternellement savoureux.
Dans un dernier sursaut d'humanisme, il voulut lâcher celui qu'il tenait dans ses bras. Mais ses instincts vampiriques reprirent bientôt le dessus, repoussèrent son côté humain plus profondément encore.


Puis, ce fût l'Agonie, d'un côté comme de l'autre. La triste agonie de la victime, qui essayait de hurler mais qui ne pouvait émettre que le gargouillis macabre de quelqu'un qui est en train de mourir.
Et l'agonie du meurtrier. Beaucoup plus longue, beaucoup plus incompréhensible.
Mais tellement véridique.
Il méla le sang de la Victime sanglotante à ses propres larmes, puérilement atteint par le dégout profond que l'on éprouve lorsqu'on ne peut s'empêcher de renverser l'ordre établi. Bouleverser les règles.
Et le liquide aussi bordeau que la couleur des yeux qu'il avait chaque nuit coulait dans sa gorge, sans relâche. Si profondément horrifiant, c'était pourtant ce qu'il désirait, avait désiré et désirerait chaque soir.
Ce jeu puissant qu'est la Vie, si vite envolée comme la flamme d'une bougie. Un souffle, il n'en reste plus rien.
Lui, ce soir encore, se considérait comme le souffle traître qui achève la lumière de la bougie.

Il se prenait pour la Mort, et n'était pas loin de l'être.

Sa victime poussa un dernier gémissement avant de s'écrouler à terre. Lui se releva prestement, sécha ses larmes d'un geste rapide et essuya le sang qui coulait encore sur son menton. Sa langue parcourut sa peau avec avidité, jusqu'à ce qu'aucune goutte ne subsiste.

Encore une fois. Il était maintenant si dégouté de lui-même qu'il se demandait jusqu'à quand il aurait la force de continuer à osciller entre la Vie et la Mort.



Triste question.


_______________________

Premier chapitre enfin en ligne. =) Qu'en pensez vous? J'ai eu beaucoup de mal à faire le point de vue de May, et l'ai recommencé une bonne dizaine de fois, ne sachant pas si je devait prendre un point de vue omniscient ou non. J'ai finalement opté pour celui-ci, et suis assez contente.
La deuxième partie s'est faite en un temps record. Il est parfaitement normal que vous ne sachiez pas qui est le vampire en question. Je laisse planer le mystère encore quelques temps. =) Si vous avez des questions, ou si vous pensez savoir qui est le Vampire, dites-le sans hésiter. =D
Le prochain chapitre sera un peu moins gai encore. x) <= non pas que j'aime quand c'est triste, mais bon. Ne me prenez pas pour une sadique! xD

# Posté le samedi 28 juin 2008 11:57

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 09:17

- Chapitre 02 - The world of Death.

« Elle se rapprochait tant bien que mal du château, à présent. Il se rapprochait, haletant et grognant, l'appelant vainement, mais elle essayait de ne pas y penser, de ne pas l'écouter. Son coeur palpitait dans sa poitrine, Lui était de plus en plus joyeux, elle le sentait. Il savait qu'Il gagnerait la partie. Il savait que de toute façon, Il finirait par parvenir à ses fins. Qu'Il pourrait bientôt... Elle gémit, courut plus vite encore. Lui éclata de rire et accéléra Lui aussi.

Il fallait à tout prix que le soleil se lève, avant que... »


Un coup, deux coups, trois coups frappés à la porte avec autant de délicatesse qu'un boxeur envoyant son rival au tapis me tirèrent de mon cauchemar si rapidement que je dus reprendre ma respiration avant de pouvoir me lever à la va-vite, ramener mon gigantesque Tee shirt sur mes genoux et aller ouvrir au visiteur.

L'homme que je découvris sur le pas de ma porte n'était pas vraiment celui que j'attendais en vain depuis hier: Il ne ressemblait en rien à Fred.
Celui-ci était en uniforme et arborait un de ses airs graves qui n'annoncaient jamais rien de bon et qui ne mettait pas les traits durs de de cet homme d'une cinquantaine d'années à la moustache mal soignée très en valeur.
J'adoptai aussitôt une expression polie et lui lançai un petit sourire crispé, auquel il répondit par une grimace désabusée.

__ Mademoiselle Küsh ?
__ C'est moi, lui assurai-je en tâchant discrètement de couvrir un peu plus que mes cuisses avec mon tee shirt.


Il sortit une plaque de sa poche, me la montra et précisa, comme s'il pensait que j'étais idiote:

__ Je suis l'agent Todd, du FBI.

Je haussai un sourcil sans daigner répondre. Le FBI? En quoi une jeune fille de 18 ans sans histoires intéresserait-elle le FBI?
L'homme se racla la gorge et, comprenant que je manquais de politesse en le laissant ainsi sur le pas de ma porte, je l'invitai à entrer, puis le fit asseoir sur le canapé du salon. Essayant d'ignorer le bazard qui régnait dans l'appartement, j'inspirai, un peu inquiète à présent, et lui demandai d'une voix d'outretombe:

__ VOus voulez un café?
__ Non, merci, refusa-t-il en dédaignant ma question d'un geste impatient de la main. Passons au sujet principal voulez vous?
__ Très bien, grommelai-je en me demandant ce que pouvait bien être le " sujet principal ".
__ Fred Vémey a été retrouvé mort ce matin près de chez vous, et ses parents ont assurés que vous avez passé la nuit avec leur fils..


J'écarquillai les yeux sans comprendre le sens de sa phrase.

__ P... Pardon?!

L'agent Todd me fixa en instant, plissant les yeux pour essayer sans aucun doute de voir si je feignais la surprise ou si je l'étais réellement.

__ Avez vous passé la nuit avec Fred Vémey, mademoiselle Küsh?
__ N... Non, répondis-je d'une voix mal assurée.


Mort? Fred? Ce n'était pas possible. Impossible. Je portai ma main à mon front et appuyai ma paume contre ma tempe, incrédule. Comment cela pouvait il être vrai?
L'agent parut remarquer mon malaise et une expression de compassion passa rapidement sur son visage, remplacé presque automatiquement par l'air professionnel qu'il adoptait sans doute chaque jour.

__ En êtes vous bien sûre? insista-t-il encore.
__ Oui, affirmai-je d'une voix légèrement plus ferme que la fois précédente. J'ai passé la nuit ici, chez moi. Fred voulait que je l'accompagne à une fête, mais je n'ai pas voulu.... Mon Dieu... Comment... Comment est il mort?


J'aurais peut être du pleurer, mais aucune larme ne voulut couler sur mes joues pâles. J'étais si choquée que je n'étais même pas en état de pleurer sur le triste sort de mon petit ami.

__ Y a-t-il quelqu'un qui pourrait confirmer vos dires? demanda-t-il sans paraître entendre ma question.
__ N... Non. J'étais seule chez moi....


L'homme afficha aussitôt une expression douteuse. Sachant que les soupçons pèseraient sur moi à présent et que je serais la principale suspecte, je frissonnai et essayai de me justifier:

__ Je suis toujours seule à la maison, et je n'avais vraiment pas envie d'aller à cette fête, enchainai-je sans grand espoir de le convaincre.
__ Ou se passait cette fête?
__ Je... Je ne sais pas, avouai-je tristemenent. Il devais m'y conduire... Il n'en parle jamais à ses parents, en plus, alors..
__ Evidemment, marmonna l'agent Todd pour lui même. Evidemment.
__ Comment est mort Fred?


La réalité commençait à apparaître dans toute sa splendeur, me laissant nauséeuse et tremblante, assise sur le petit fauteuil en velours que Fred m'avait acheté pour mon dernier anniversaire.
Evidemment, il n'aurait jamais pu penser que j'y serais assise un jour pour répondre aux questions d'un agent du FBI à propos de son propre meurtre.

L'agent Todd parut hésiter un instant, puis soupira et m'observa, l'air plus grave que jamais.

__ Je commence à croire que tout ça ne s'arrêtera jamais, marmonna-t-il avant d'enchaîner à haute voix : Mr Vémey... Mr Vémey a été vidé de son sang.

Je me mordis la lèvre et serrai mes paupières l'une contre l'autre pour ne pas laisser couler mes larmes. Ne pas pleurer. Ne pas craquer.
Une nausée plus forte que les autres me fit lever en vitesse. Je marmonnai des excuses improbables à l'adresse de mon bourreau et filai vomir dans les toilettes, plus tremblante que jamais.

Vidé
de
son
sang.


# Posté le mercredi 09 juillet 2008 09:19

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 11:16